Voir les photos (2)

Les sagnes du plateau Bayard

à Saint-Laurent-du-Cros

  • « Sagne », en gaulois, désigne une zone marécageuse. Un milieu mal aimé des anciens mais d'une richesse biologique sans pareil. C'est aussi une fenêtre sur le passé : les pollens accumulés au fond de l'eau peuvent témoigner d'un passé vieux de 5700 ans !

    Orchidées, amphibiens, insectes, les sagnes du plateau Bayard sont des espaces qui accueillent de nombreuses espèces. Leur création remonte à la fin du quaternaire alors qu'en se retirant les glaciers laissaient derrière eux des dépôts... Orchidées, amphibiens, insectes, les sagnes du plateau Bayard sont des espaces qui accueillent de nombreuses espèces. Leur création remonte à la fin du quaternaire alors qu'en se retirant les glaciers laissaient derrière eux des dépôts morainiques qui imperméabilisèrent des sols déjà creusés par leur travail d'érosion.

    La stagnation des eaux entraîne un déficit important en oxygène et donc l'improductivité des micro-organismes chargés de décomposer les matières mortes. Conséquences ? De la tourbe se forme au fil des siècles et les pollens qui s'y engluent restent conservés très longtemps. Les études de ces vestiges révèlent aux scientifiques des informations sur l'histoire du paysage locale et de son climat. Elles ont ainsi révélé que la fréquentation humaine du plateau Bayard remonterait au néolithique ancien, soit il y a environ 5 700 à 4 500 ans. Il y a 2 500 ans des pollens issus de végétaux domestiqués de type céréalier, montrent que l'homme commençait à avoir un impact important sur le milieu par des pratiques pastorales et agricoles. Aujourd'hui, les études de pollens récents montrent au contraire une déprise agricole progressive au profit d'espèces sauvages pionnières comme le pin.
  • Langues parlées
    • Français
  • Tarifs
  • Gratuit