© Sandrine
Experience

Un peu plus pres des etoiles dans la petite Himalaya

Il y a quelques fois des sommets qui vous appellent et la proposition d’un copain expérimenté ne se refuse surtout pas si on veut progresser. Le Valgaudemar, vallée sauvage par excellence où la montagne est pure !!

La Montée au refuge

vendredi 28 juillet
11h départ du parking de Gioberney pour le refuge du Pigeonnier (2423m) pour essayer d’éviter les orages promis par les experts ! Montée de chauffe efficace et plutôt rapide avec mon binôme de cordée. L’arrivée au refuge se fait tôt, ce qui va aussi nous permettre de préparer la course du lendemain en faisant quelques manip de corde.
Au programme repas généreux, sieste, lecture, apprécier les lieux, photos, échange et partage d’expériences, météo et dodo tôt avec bouchon d’oreille,  c’est ça la vie en refuge! Et tout cela sous l’oeil ultra sympathique des gardiens Olivier et sa moitié : «ne changez rien ici», ai-je dit !

Le Jour J

samedi 29 juillet

4h00 réveil, la montagne appartient à ceux qui se lèvent tôt, surtout quand on veut profiter des meilleures conditions de neige pour la montée. Le petit déjeuner se fait dans le silence ou chacun est dans sa bulle, nous étions une petite quinzaine ce matin là à faire l’ascension…tout âge, tous styles, et passionnés !

4h45 départ à la frontale après avoir bouclé le sac en mode light, enfilé le baudard, mis le casque et la frontale. A chaque fois, la même contemplation, le regard oscille entre les chaussures et ce balai de frontales dans la montagne encore endormie. Il y a quelque chose d’apaisant dans tout ça. On arrive au niveau des premiers névés pour enfiler les crampons, piolet à la main et c’est parti. Apprivoiser son matériel ! A chacun son itinéraire pourvu qu’il rassure et soit en sécu. Seul face à ses peurs, respirer profondément et avancer avec confiance. Heureuse d’être là parce que le jour se lève et c’est un spectacle ou la fracture de rétine n’est jamais loin.

On choisi la voie normale à gauche avec la pente en rocher et cailloux et non le couloir.

L’arrivée sur le glacier se fait très rapidement, me voilà encordée avec mon binôme, confiance et sérénité vont m’amener au sommet. Longue traversée sur ce glacier ou la pause crème solaire/lunettes de soleil s’impose !! Passage de rimaye toujours impressionnante, dépasser ses peurs et avoir confiance en soi, dépose des crampons au dessus pour finir encordés en grosses et avec les mains.

 

L’arrivée à 3589 M

8H30 arrivés au sommet des Rouies avec une tempête de ciel bleu, mais quel bonheur, un paysage magnifique et pourtant, j’ai pu faire pas mal de rando dans les Ecrins mais cette vue à 360 est incroyable.  Tous les sommets mythiques  sont là : Barre des Ecrins, Râteau, Meije, la Dibona, Olan, Sirac, pour ne citer que les plus connus, puis le Dévoluy, le Vercors, Belledone, Les Grandes Rousses, le Mont Blanc, le Viso….On y restera 1h pour profiter de ce que nous étions venu chercher avec émotions.  Un couple de retraités était là et fêtait « son 50ème » sommet avec génépy…Moments de partages et d’échanges entre les cordées parties du refuge qui se retrouvent au sommet !!!

9h30 descente et là on va trainer, mais trainer un max, histoire de profiter de cette si belle montagne ,qui nous fait du bien, pour arriver au refuge où l’étang est là pour la cryothérapie de fin de course.