© Guillaume Galvani

La Plaine d'Ancelle

Vaste étendue de deux kilomètres de diamètre et d’une altitude moyenne de 1 300 mètres, elle résulte de l’assèchement, dans les premiers siècles de notre ère, d’un lac glaciaire résiduel.

Un havre insolite

La plaine d’Ancelle, ou plaine de Lachaup, subjugue facilement les visiteurs par sa platitude parfaite. Dans nos vallées du Champsaur Valgaudemar où la pente fait office d’identité, la plaine d’Ancelle est telle une principauté à l’écart des lois de la gravité. Pas étonnant que, de là fut construit le tout premier canal d’irrigation vers Gap. On croirait une immense « Arche de Noé » échouée contre la montagne, comme si elle avait vainement tenté de rejoindre la Durance.

Ce bijou du Champsaur s’offre de plusieurs angles. En randonnée, depuis Saint-Léger-les-mélèzes jusqu’au Cuchon notamment, vous admirerez ses champs géométriques ouverts où les haies sont superflues. Le bocage reprend toutefois ses droits au nord-ouest et au nord-est à la faveur des premières pentes qui bordent la plaine.

 

 

La beauté de ce que l’on ne voit pas

Lors du retrait des glaciers, un lac s’est formé en ce lieu. Petit à petit, les dépôts morainiques et les alluvions du torrent de la Rouanne comblèrent le surcreusement, et dérobèrent à la vue des premiers hommes de la région cette retenue naturelle perchée.

Si vous vous promenez sur l’itinéraire VTT n°25, vous jouirez du privilège du non effort, et votre regard se heurtera partout à la pente. Vous traverserez le hameau du Château d’Ancelle, édifice bâti au XVIème siècle par une famille locale, et dont, comme le lac, il ne reste plus guère qu’une vague nostalgie…