Pisciculture de La Motte ChampsaurPisciculture de La Motte Champsaur
©Pisciculture de La Motte Champsaur |Anaïs Joly
Mickaël

Pisciculture de la Motte

retour aux sources
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Partie à la découverte de Mickaël Vincent et de son projet audacieux, Anaïs nous livre l’histoire d’un mécanicien un peu fou et un peu hyperactif. Direction la pisciculture de La Motte qui reprend vie après de nombreuses années d’inactivité.

Anaïs JolyAnaïs Joly
Anaïs Joly

J'aime la vie et les tourtons

Le projet

Un retour aux sources

Je suis partie à la découverte de Mickaël Vincent et de son projet audacieux. Mécanicien depuis son plus jeune âge, il a les pieds dans un garage, les mains dans le cambouis, mais rêve de passer ses journées au grand air. A l’aube du confinement, Mickaël n’avait qu’une idée en tête : changer de vie. Il avait un projet un peu fou devenu réalité : réhabiliter la Pisciculture de La Motte en Champsaur à l’abandon depuis 25 ans. “Je me suis dit, aller on se lance !” et l’histoire est partie de là.

 

“Lorsque je parlais de mon projet, tout le monde me prenait pour un fou”

Mickaël

L'histoire

Une histoire pas banale

Le décor est planté, nous sommes au cœur du village de La Motte-en-Champsaur, le lieu est magnifique et chargé d’histoire.  Quand Mickaël a repris possession des lieux, il ne restait qu’un filet d’eau, un ancien moulin de 1747, des bassins littéralement ensevelis par la végétation et abîmés par le temps. “Tout le monde me prenait pour un fou” s’exclame-t-il, mais personne n’a pu décourager Mickaël, hyperactif par nature, transformant de nombreux projets en réalité ! Bien entouré de son père et de nombreux amis, il se lance dans l’aventure en écoutant les conseils avisés de l’ancien propriétaire Guy Borel, un passionné de 80 ans dont les yeux brillent en voyant l’abnégation de Mickaël. Une transmission de savoir local entre deux amoureux de leur territoire au service d’un projet naturel d’exception !

“Les poissons sont exclusivement nourris en bio. Ils mangent également des moucherons et de moustiques qui s’aventurent au-dessus des bassins. Ils évoluent au calme et sans stress dans une eau de source du Parc National de Écrins.”

Mickaël

Des lieux chargés d’histoire, prêts à en accueillir une nouvelle

L’ancienne bâtisse, qui accueillait autrefois un moulin et une scierie hydraulique a été transformée en écloserie. La reproduction est faite manuellement afin d’assurer un meilleur rendement, tout en respectant l’animal. Il fait éclore plus de 30 000 œufs par an. Il ajoute fièrement que les prochains alevins seront Champsaurins. Dans les bassins extérieurs, on trouve de magnifiques Saumons de Fontaine et d’Ombles Chevalier, salmonidés, qui font partie de la grande famille des truites. Faciles à préparer, ils sont recherchés par les chefs pour la délicatesse de leur chair. Un pur régal !“Les poissons sont exclusivement nourris en bio. Ils mangent également des moucherons et de moustiques qui s’aventurent au-dessus des bassins. Ils évoluent au calme et sans stress dans une eau de source du Parc National de Écrins.” La qualité de l’eau est exceptionnelle à tel point que Mickaël la boit. Il en résulte des poissons de grande qualité, que les restaurateurs du Champsaur et du Valgaudemar proposent sur leurs cartes. Pour les avoir goûtés, je vous assure, c’est un délice !!

L'avenir

De l’œuf au produit fini, une multitude de projets à venir

Mickaël a plein de projets en tête. Le moulin, appartenant jadis à son arrière-grand-père, accueillera prochainement un atelier de transformation où l’on trouvera ses poissons sous toutes leurs formes (fumés, frais ou en terrine, etc.). Un étang de pêche ouvert au grand public est également en cours d’aménagement afin de permettre à tous de s’initier aux techniques de pêche. Et enfin, deux nouvelles espèces seront bientôt disponibles : les truites fario et les cristivomer. “Ici, pas besoin de beaucoup d’électricité” l’eau circule par gravité dans l’intégralité de la pisciculture (grâce à un savant calcul d’inclinaison des pentes des bassins) pour finir sa course dans la Séveraissette. Six mois plus tard, le pari est gagné pour Mickaël qui a su conjuguer une reconversion professionnelle respectueuse de l’environnement tout en perpétuant le savoir-faire champsaurin de la Pisciculture de La Motte !


Où les trouver ?