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Portraits

Le safran champsaurin de Mélissa Bertrand-Pellisson

Mélissa Bertrand-Pellisson cultive du génépi et du safran dans la vallée du Champsaur

Avec une formation en plantes aromatiques et médicinales, complétée par une spécialisation en herboristerie, Mélissa Bertrand-Pellisson s’est lancée dans la culture du génépi à Orcières-Merlette 1850. La nature est son élément, « j’ai toujours baigné dedans. Mes grands-parents cueillaient leurs plantes condimentaires dans la nature. On les faisait sécher sur un grand tamis.» C’est donc un retour aux sources pour Mélissa, « j’ai surtout beaucoup appris par moi-même. »
Elle a aussi ouvert une safranière à Bénévent, sur la commune de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Elle a planté 3000 bulbes de Crocus sativus. « La culture du safran, c’est magique, » s’émerveille-t-elle. Et d’ajouter, « la plante paraît tellement délicate mais en réalité c’est une force de la nature. »
La récolte du safran s’effectue à partir d’octobre. Elle dure deux mois, avec des pics de floraison. Mélissa explique, « la fleur a besoin de la petite chaleur du soleil pour s’ouvrir. C’est très rapide. C’est à ce moment là qu’elle se cueille. Une fois les pistils coupés, ils sont mis à sécher à basse température. Et là, ils prennent leur couleur rouge écarlate caractéristique. Pour que le safran exhale son odeur, il faut le mettre en bocal fermé pendant un
mois. »
Depuis peu, ses crocus sont venus rejoindre le génépi à Orcières-Merlette 1850. 

Alex Bompar, montagnard et globe trotteur

Alex Bompar, guide de haute montagne, Champsaur & Valgaudemar

Très jeune, Alex décide d’allier travail et loisirs. Il passe les diplômes de moniteur de ski et de moniteur de voile puis le brevet d’état de canoë-kayak.
L’alternance des saisons l’amène à travailler dans la station de ski d’Orcières Merlette 1850 l’hiver et sur les torrents du Drac et de la Séveraisse en kayak et rafting, l’été.
Son attirance pour les sommets et l’alpinisme le motive, à 28 ans, à passer le diplôme de guide. « De fil en aiguille, c’est comme ça que j’ai intégré le bureau des guides du Champsaur et du Valgaudemar ». Un bureau des guides dont il est d’ailleurs aujourd’hui le Président.
Pour partager sa passion, il s’investit dans l’organisation de ‘camps jeunes’ pour faciliter l’accès à la montagne pour tous : « Les jeunes s’initient aux courses d’alpinisme, au maniement des cordes et à la sécurité. Le but est de les amener à l’autonomie et de susciter des vocations », précise Alex. Les vallées du Champsaur et du Valgaudemar sont un terrain de jeu inépuisable qu’Alex affectionne particulièrement.
Il garde néanmoins le goût de l’aventure : « Ce métier m’offre une grande liberté et me permet de concilier vie de nomade et découverte de nouveaux horizons ». L’été prochain, après la Norvège et l’Islande, Alex met le cap sur les Etats-Unis avec des copains, pour grimper dans les grands parcs de l’Utah.

Alex Bompar, guide de haute montagne : 06 82 38 34 48

Le Champsaur, le terrain de jeu de Cyprien

Cyprien © Marie-Anne Bourgeois

Cyprien a 14 ans, il habite à Poligny. Scolarisé en 3è à Saint-Bonnet, il s’est investi dans le conseil de la vie collégienne départemental, « c’est pour voir ce que l’on peut faire entre collèges. Nous allons peut-être mettre ne place un printemps des collèges. Nous sommes trois de Saint-Bonnet et une vingtaine au total. »
Cyprien respire la joie de vivre, il a toujours le sourire. Il aime rire et faire rire. Il se réalise dans le théâtre d’improvisation : « on nous donne un thème et  nous avons 20 secondes pour imaginer ce que l’on va faire sur scène. C’est très court, mais une fois devant le public, nous y allons, nous ne réfléchissons plus. Lorsque les gens rient, nous avons atteint notre but. » Et de concéder, « sur scène, c’est une sacrée montée d’adrénaline ! »
Avec Cyprien, il faut que cela bouge. Alors, il fait du sport. Après avoir appris à passer partout avec le ski-club de Saint-Léger-les-Mélèzes, il skie tout seul, « quand je suis sur mes skis ou sur mon snowboard, je suis heureux. La vitesse, les bosses, j’adore. Les sensations sont extraordinaires. » Il joue au basket, aussi, avec le basket-ball Champsaur-Valgaudemar.
Pendant les vacances, Cyprien profite des activités proposées par le centre social Planète Champsaur. « Le Champsaur, c’est un  super terrain de jeu » apprécie l’adolescent. 

Colette Gueydan, plaisirs partagés

Retrouvez la cuisine de Colette à l'hôtel-restaurant Le Val des Sources à St Maurice en Valgaudemar

C’est un coup de foudre avec Claude, son mari, qui amène Colette à quitter ses études de psychologie pour s’installer dans les cuisines de l’hôtel familial du Val des Sources.
Au fil des ans, elle apprend patiemment les recettes traditionnelles du Valgaudemar auprès de Simone, sa belle-mère.
Aujourd’hui, Colette propose une cuisine de saison savoureuse et raffinée ; une cuisine inspirée de la tradition, ponctuée de quelques touches originales et festives, qui interpellent les papilles. Colette affectionne particulièrement les cuissons longues et lentes comme, par exemple, la préparation du paleron confit au vin rouge.
Pour perfectionner ses connaissances, chaque hiver, Colette participe à plusieurs stages de cuisine avec des grands chefs. Au-delà des rencontres et des échanges avec d’autres cuisiniers, Colette nous confie être « fascinée par le rapport aux produits, la découverte de différentes techniques ainsi que la délicatesse et la beauté du geste des grands chefs. A chaque fois, c’est une belle aventure ! ».
Son amour pour la cuisine se traduit par l’envie de donner et de faire plaisirs en proposant de bons produits et en les mettant en valeur. C’est en cuisine, en toute discrétion, que Colette excelle dans l’art de dresser ces mets. Claude, son mari, la seconde au service. C’est lui qui explique la provenance des produits utilisés et la préparation des plats.
Un duo qui fonctionne à merveille, en parfaite harmonie. Ensemble, il veille également à sélectionner des produits issus du territoire : « L’humain et le local tiennent une place impor- tante dans ma cuisine », précise Colette. Pour elle, « la cuisine, c’est avant tout de l’amour. Tout ce qui n’est pas donné est perdu.»
Une cuisine généreuse grâce à laquelle Colette prend soin de ses hôtes.

Hôtel-restaurant Le Val des Sources à St Maurice-en-Valgaudemar : 04 92 55 23 75

Gabriel Amar, la ferme de la douceur

Gabriel Amar, les Fermes de la douceur : laine et produits mohair

Installé à Saint Laurent du Cros, depuis une dizaine d’années, Gabriel s’est investi avec passion dans la ferme familiale. Son père, fasciné par les chèvres angoras, lance cette petite exploitation de vingt hectares en 1989. Au nombre de huit au commencement, le cheptel compte aujourd’hui 150 bêtes. Des chèvres grâce auxquelles Gabriel produit 400 kilos de laine mohair par an.
Toute la famille s’est lancée dans l’aventure et participe au tri de cette laine à la main. Elle est ensuite transformée à la Filature du Valgaudemar ou dans une coopérative d’éleveurs.
La laine est vendue sous forme de pelote ou bien tricotée par sa mère et sa sœur en pulls, ponchos, bonnets ou écharpes. Des produits d’une douceur, d’une finesse et d’une délicatesse incomparables que l’on peut retrouver sur certains marchés ou bien dans leur boutique à la ferme.
Les journées et les saisons sont rythmées par les soins des animaux : la tonte deux fois par an, le suivi des naissances et les travaux des champs. La période des naissances, au printemps, est celle que préfère Gabriel. Toujours à l’affût et présent pour assister les jeunes mères, c’est avec patience et respect qu’il gère son troupeau et met au monde 40 chevreaux chaque année.
A terme, Gabriel souhaite améliorer l’accueil des visiteurs et espère ouvrir un nouvel espace pour leur transmettre les ‘ficelles’ de son métier.

Les fermes de la douceur à St Laurent du Cros : 06 45 91 08 38

Colette Caillault, de fil en aiguille

Colette Caillaut, Filature du Valgaudemar

Colette travaille depuis 42 ans à la Filature du Valgaudemar. Blasée ? Certainement pas ! Cette ‘petite dame’ brune et discrète fait toujours preuve de dynamisme. Durant sa carrière elle a occupé chacun des vingt cinq postes nécessaires à la transformation de la laine au fil à tricoter. Au fil des années, Colette a acquis une parfaite maîtrise de ses gestes alliant rapidité de mouve­ments et observation. En fonction de la matière travaillée elle adapte les réglages à la texture de la fibre. Mohair, angora, poils de lapin ou de mouton…tout n’est qu’une question de finesse ! A ses heures de gloire, la filature comptait 35 salariés ; aujourd’hui, ils ne sont plus que 8 mais la filature a su s’adapter et préserver un savoir-faire unique dans la fabrication de fils nobles en fibres naturelles. Ce patrimoine est toujours bien vivant et les machines, dont certaines ont plus de cent ans, sont toujours en activité. 

La vie de Colette s’est construite, avec celle de son mari également salarié de l’entre­prise, au rythme de la filature. « J’ai toujours aimé mon travail » confie-t-elle « mais le travail bien fait !». Bientôt à la retraite, elle pourra consacrer plus de temps aux ran­données et découvrir encore un peu plus les sentiers de « son » Valgaudemar. 

La Filature du Valgaudemar à St Firmin : 04 92 55 20 07