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Portraits

Le safran champsaurin de Mélissa Bertrand-Pellisson

Mélissa Bertrand-Pellisson cultive du génépi et du safran dans la vallée du Champsaur

Avec une formation en plantes aromatiques et médicinales, complétée par une spécialisation en herboristerie, Mélissa Bertrand-Pellisson s’est lancée dans la culture du génépi à Orcières-Merlette 1850. La nature est son élément, « j’ai toujours baigné dedans. Mes grands-parents cueillaient leurs plantes condimentaires dans la nature. On les faisait sécher sur un grand tamis.» C’est donc un retour aux sources pour Mélissa, « j’ai surtout beaucoup appris par moi-même. »
Elle a aussi ouvert une safranière à Bénévent, sur la commune de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Elle a planté 3000 bulbes de Crocus sativus. « La culture du safran, c’est magique, » s’émerveille-t-elle. Et d’ajouter, « la plante paraît tellement délicate mais en réalité c’est une force de la nature. »
La récolte du safran s’effectue à partir d’octobre. Elle dure deux mois, avec des pics de floraison. Mélissa explique, « la fleur a besoin de la petite chaleur du soleil pour s’ouvrir. C’est très rapide. C’est à ce moment là qu’elle se cueille. Une fois les pistils coupés, ils sont mis à sécher à basse température. Et là, ils prennent leur couleur rouge écarlate caractéristique. Pour que le safran exhale son odeur, il faut le mettre en bocal fermé pendant un
mois. »
Depuis peu, ses crocus sont venus rejoindre le génépi à Orcières-Merlette 1850. 

Julien et Nicolas et leur auberge ‘du bout du monde’

Nicolas et Julien vous proposent une cuisine inventive à l'Auberge Gaillard à Molines en Champsaur.

En 2010, Julien Petit et Nicolas Ribes ont rouvert l’Auberge Gaillard à Molines-en-Champsaur.
Julien a fait les Beaux-Arts mais pas de formation de cuisinier. Et pourtant, depuis sept ans, il est derrière les fourneaux. Comme un artiste, il exprime sa créativité dans les assiettes. Il imagine des plats deux fois par jour en fonction des produits qu’il a, de la saison et de son humeur. « Je me raconte un voyage et mes plats vont se construire au fur et à mesure. Il faut que cela reste ludique et amusant » confie le chef. Alors, à l’Auberge Gaillard, pas de carte. La surprise est au cœur du concept pour les convives. « Un goût, une couleur, une texture vont m’inspirer. Créer un plat, c’est comme composer un tableau ou réaliser une sculpture. » La cuisine de Julien a conquis. Nicolas confirme : « les gens viennent manger des plats, des compositions qu’ils ne cuisinent pas chez eux. On ne vient pas ici pour manger des tourtons. »
Le domaine de Nicolas, la salle. Et c’est en véritable maestro qu’il accueille la clientèle et effectue le service. « J’offre un accueil personnalisé. J’assure un spectacle différent à chaque table. Les gens viennent aussi pour rire. Il faut qu’ils se sentent bien et qu’ils passent un bon moment. » Nicolas l’assure : « ici, règne une ambiance particulière qu’on ne trouve pas ailleurs. » L’ambiance, c’est aussi le lieu. Molines, c’est le bout de la vallée. Les paysages montagnards font rêver. Ici, pas de nuisances, la nature est reine. « En été, nous vivons dehors. »
Julien et Nicolas se sont fait un nom. Alors pour manger chez eux, mieux vaut réserver quinze jours à l’avance voire trois mois pour les soirées à thème. 

Auberge Gaillard : 04 92 43 40 99 

Découverte de la glisse en eau vive avec ‘Daddy’

André Chaix de Valg'eau vive (raft, canoë, hot dog...) en Champsaur et Valgaudemar

André Chaix, alias Daddy, est originaire de Saint-Firmin. La Séveraisse est son élément depuis toujours, « avec les copains, nous prenions des chambres à air et nous passions notre temps dans la rivière »  confie-t-il. Sont venus ensuite, les plaisirs de la glisse en eau vive, « mais toujours en loisir. Je n’ai jamais aimé la compétition. »
Pêcheur, il connaît les moindres recoins de la rivière. Alors, il a eu envie de faire de sa passion son métier. Il a créé Valg’eau Vive et emmène les amateurs à la découverte de sensations plaisir, d’avril à septembre. « Je propose d’accompagner et de guider sur les activités de rafting, de canoë, de kayak et de bouée. Lorsque les gens ont la banane en repartant, le contrat est rempli » sourit le moniteur diplômé d’état. Au printemps, c’est sur le Drac qu’il navigue : « il est plus long, plus sportif. Les volumes sont plus importants et les mouvements d’eau plus gros. » Pendant l’été, sa préférence revient à la Séveraisse, « pour son parcours plus sauvage, plus nature. Une rivière qui est bien pour s’initier et apprendre. On a pied partout. Je la conseille volontiers aux familles. »
Daddy a toujours la sécurité en point de mire, et pour cause : « je suis pompier volon- taire depuis l’âge de 16 ans. Je suis lieutenant et adjoint au chef de centre à Saint- Firmin. »
Le pompier a également intégré la cellule des équipes de sauvetage en eau vive : « je suis barreur de raft. J’amène mon savoir-faire professionnel au service de l’équipe. » Alors, concernant la sécurité tout est carré, pensé, soupesé.
Et l’hiver, quels métiers exerce Daddy ? Sans surprise, pisteur-secouriste et artificier en avalanches.

Valg'eau Vive à St Firmin en Valgaudemar : 06 82 19 80 84  

Le Champsaur, le terrain de jeu de Cyprien

Cyprien © Marie-Anne Bourgeois

Cyprien a 14 ans, il habite à Poligny. Scolarisé en 3è à Saint-Bonnet, il s’est investi dans le conseil de la vie collégienne départemental, « c’est pour voir ce que l’on peut faire entre collèges. Nous allons peut-être mettre ne place un printemps des collèges. Nous sommes trois de Saint-Bonnet et une vingtaine au total. »
Cyprien respire la joie de vivre, il a toujours le sourire. Il aime rire et faire rire. Il se réalise dans le théâtre d’improvisation : « on nous donne un thème et  nous avons 20 secondes pour imaginer ce que l’on va faire sur scène. C’est très court, mais une fois devant le public, nous y allons, nous ne réfléchissons plus. Lorsque les gens rient, nous avons atteint notre but. » Et de concéder, « sur scène, c’est une sacrée montée d’adrénaline ! »
Avec Cyprien, il faut que cela bouge. Alors, il fait du sport. Après avoir appris à passer partout avec le ski-club de Saint-Léger-les-Mélèzes, il skie tout seul, « quand je suis sur mes skis ou sur mon snowboard, je suis heureux. La vitesse, les bosses, j’adore. Les sensations sont extraordinaires. » Il joue au basket, aussi, avec le basket-ball Champsaur-Valgaudemar.
Pendant les vacances, Cyprien profite des activités proposées par le centre social Planète Champsaur. « Le Champsaur, c’est un  super terrain de jeu » apprécie l’adolescent. 

Anne Robichon, jardin des senteurs et des saveurs

Anne et son jardin de roses anciennes. Jardins des Hautes Terres à Chaillol, Champsaur.

Depuis toujours, Anne s’intéresse aux plantes et aux ‘remèdes de grand-mères’. Curieuse de nature et des projets plein la tête, elle exerce 10 ans comme bergère et se spécialise en  parallèle dans l’utilisation et la transformation des plantes sauvages.
Ses interventions auprès des scolaires et adultes pour faire découvrir les plantes sauvages l’ont motivée à créer un jardin pédagogique. C’est à St Michel de Chaillol, à 1450 m d’altitude, qu’elle décide de créer les Jardins des Hautes-Terres en 2011. Construit autour de la roseraie
avec 400 rosiers et 100 variétés de roses anciennes à parfum, ce jardin s’est ensuite développé avec le sentier des baies sauvages et des fruits comestibles, les plantes aromatiques et les plantes de montagne. Anne aime « prendre du temps pour cultiver et faire pousser des plantes en s’adaptant au climat de montagne ». Foisonnante d’idées, elle met en place cet été des ateliers de jardinage, de distillation d’eau de rose et de taille de rosiers.
Sur place, elle fabrique également des sirops et des confitures artisanales de baies sauvages et de fleurs qu’elle ramasse dans la vallée et vend sur les marchés.
A l’image d’Anne, ce jardin est un lieu de vie, de rencontre et de partage en constante  évolution.

Les Jardins des Hautes Terres à Chaillol

Alex Bompar, montagnard et globe trotteur

Alex Bompar, guide de haute montagne, Champsaur & Valgaudemar

Très jeune, Alex décide d’allier travail et loisirs. Il passe les diplômes de moniteur de ski et de moniteur de voile puis le brevet d’état de canoë-kayak.
L’alternance des saisons l’amène à travailler dans la station de ski d’Orcières Merlette 1850 l’hiver et sur les torrents du Drac et de la Séveraisse en kayak et rafting, l’été.
Son attirance pour les sommets et l’alpinisme le motive, à 28 ans, à passer le diplôme de guide. « De fil en aiguille, c’est comme ça que j’ai intégré le bureau des guides du Champsaur et du Valgaudemar ». Un bureau des guides dont il est d’ailleurs aujourd’hui le Président.
Pour partager sa passion, il s’investit dans l’organisation de ‘camps jeunes’ pour faciliter l’accès à la montagne pour tous : « Les jeunes s’initient aux courses d’alpinisme, au maniement des cordes et à la sécurité. Le but est de les amener à l’autonomie et de susciter des vocations », précise Alex. Les vallées du Champsaur et du Valgaudemar sont un terrain de jeu inépuisable qu’Alex affectionne particulièrement.
Il garde néanmoins le goût de l’aventure : « Ce métier m’offre une grande liberté et me permet de concilier vie de nomade et découverte de nouveaux horizons ». L’été prochain, après la Norvège et l’Islande, Alex met le cap sur les Etats-Unis avec des copains, pour grimper dans les grands parcs de l’Utah.

Alex Bompar, guide de haute montagne : 06 82 38 34 48